sur le CPF et la VAE… (réponse à JP Willems)

Le commentaire qui suit fait suite à la chronique de Jean-Pierre Willems « La VAE dopée ? »

Bonjour,

Deux remarques sur votre article qui fait très justement le lien entre CPF et VAE…

Vous semblez regretter (« Petite contrainte« ) que l’accompagnement ne débute qu’après l’inscription. Or, il faudrait vérifier, mais toute la partie amont, l’étude de recevabilité et le positionnement sur un niveau de certification, est réalisée gratuitement par les certificateurs (obligation de service public). Quant à « l’amont de l’amont », c’est à dire l’orientation, tout dépendra effectivement de la manière dont le CEP se mettra en place et dont les salarié-e-s s’en saisiront (ou pas).

Par contre, il me semble que vous omettez un élément important dans l’articulation de ces deux dispositifs. La VAE est l’un des quelques moyens qui permettrait de résoudre la quadrature du cercle du CPF : faire du qualifiant en maximum 150h. Cela pourrait être un puissant levier pour la VAE, qui permettrait, par le biais de validations partielles, de « concentrer » la formation sur les modules restant à obtenir. Verra-t-on alors se développer des VAE pré-CPF, utilisées comme des dispositifs de positionnement ?

cordialement, et merci pour vos infos
0,9%

PS : quelques remarques aussi sur le commentaire de Didier Cozin… Les discours sur le « soit-disant » échec de la VAE sont à mon avis biaisé. D’une part, pour les salarié-e-s, parce que le diplôme est de moins en moins reconnu par les employeurs. Pourquoi s’embêter à se lancer dans une VAE pour obtenir un BTS si on continue à être payé au niveau d’un BEP ? (cf. les mirifiques opérations de VAE collective où les heureux bénéficiaires ne tirent aucun profit de leur nouveau diplôme)

D’autre part, et c’est l’essentiel, pour obtenir une VAE, il faut avoir une expérience à valider… Et on ne pourra pas obliger les gens à avoir des compétences qu’ils n’ont pas. CQFD. Le soit-disant « échec de la VAE » serait-il le signe que les actifs stagnent sur des postes sous-qualifiés, en-deçà ou juste au niveau de leur qualification initiale ? C’est triste, mais c’est un autre débat.

Quant à « lever les freins » qui viendraient de la réticence des certificateurs, pourquoi pas ? Mais en gardant le même niveau d’exigence quel que soit le mode de validation et d’accès au diplôme. A moins de vouloir faire des « diplômes VAE », sous-diplômes réservés aux bas niveaux de qualification et aux chômeurs de longue durée…

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